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BPR répond à l’article du journal Le Devoir du 4 décembre 2009 « Québec paie trop cher une usine d'épuration ».
Des informations non publiées, des erreurs de faits et un manque de rigueur
Réponse à l’article du journal Le Devoir du 4 décembre 2009 « Québec paie trop cher une usine d’épuration ».
Lire l'article publié dans le Devoir, le 9 décembre 2009.
Vendredi le 4 décembre dernier, BPR se faisait accuser à travers l’article signé des journalistes Lévesque et Castonguay d’avoir réalisé une usine d’eau potable cinq fois trop grosse. Cet article additionné à celui « Des services de génie-conseil à 2 300 $ l’heure » démontre une intention claire de nuire à la réputation de notre entreprise.
Puisque ces journalistes n’ont jamais demandé à entendre les explications techniques qui encadrent ce projet, nous vous les présentons ici-même. Rappelons que la profession d’ingénieur est régie par un code déontologique tout comme celle des médecins, comptables, notaires, etc. Ce code protège le public contre des actes frauduleux et dangereux.
Aspects techniques du projet d’ingénierie de l’usine d’eau potable réalisé pour le compte de la municipalité de Saint-Irénée en 1998
Mise en contexte :
Avant la mise en place de la nouvelle usine de traitement d'eau potable de Saint-Irénée, le réseau était alimenté par une source d'eau de surface non-filtrée et seule une chloration de l'eau était faite avant sa distribution aux usagers. En 2001, un nouveau Règlement sur la qualité de l'eau potable a interdit cette pratique et a obligé les municipalités à apporter les correctifs qui s'imposaient. Cette même année, la municipalité de Saint-Irénée a d’ailleurs été ciblée par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) parmi 90 autres municipalités ayant l’obligation de résoudre son problème d’eau potable. Dans ce contexte, deux options s'offraient à la municipalité, soit de trouver une nouvelle source d'alimentation à partir d'une eau souterraine ou d'ajouter un traitement de l'eau par filtration sur la source existante. Des recherches en eau souterraine réalisées sur plusieurs années se sont avérées vaines et ont obligé la municipalité à se tourner vers la construction d'une usine de traitement.
Critères d’un projet d’usine de filtration :
Une usine de traitement doit pouvoir alimenter la population en toute circonstance. Sa conception est faite sur des consommations évaluées à partir de mesures prises sur le réseau existant. Ces valeurs tiennent compte de la consommation résidentielle, commerciale, institutionnelle et également des fuites d'eau présentes sur les réseaux existants. De plus, les consommations sur un réseau sont très variables au cours d'une même journée et d'une journée à l'autre. L'usine doit ainsi avoir une capacité de production d’eau suffisante pour satisfaire tous ces besoins, sans quoi, chaque augmentation de débit risque de faire chuter la pression sur le réseau et des secteurs de la municipalité deviennent susceptibles de manquer d'eau.
Aussi, la conception des usines rencontre les besoins des municipalités sur un horizon de dix ans. La consommation additionnelle est calculée à partir d'une projection de population établie selon les statistiques des années précédentes et d’une projection des besoins pour supporter les projets futurs.
De façon plus précise :
En résumé, l'évaluation de la capacité de production d'une usine de traitement d’eau est beaucoup plus complexe qu'une simple multiplication de la population d'une ville par une consommation moyenne. D’ailleurs, des rapports d'étude décrivant la démarche complète qui a mené au débit de conception sont disponibles en tout temps sur demande.
Deuxième article mal documenté
Dans ce contexte, nous croyons pertinent de vous faire profiter de la réponse que nous avons fournie à nos employés, partenaires et clients suite à la publication de l’article « Des services de génie-conseil à 2 300 $ l’heure » dans Le Devoir du 25 novembre 2009, A-10.
En effet, cet article de Kathleen Lévesque et d’Alec Castonguay comporte des allégations non fondées, de fausses déductions et des calculs erronés qui méritent d’être rectifiés.
BPR a obtenu le mandat de concevoir les plans et devis, ainsi que celui de la préparation de tous les documents d’appels d’offres pour l’installation de réseaux d’égouts sanitaires et de conduites d’eau dans le secteur de Saint-Athanase Sud. Ce projet totalisait 5,5 km de rue pour un coût de construction estimé à 7 191 000 $. Dès janvier 2001, certains travaux préparatoires devaient être entrepris dans le secteur pour lesquels BPR a été mise à contribution.
Contrairement à ce qui est écrit dans l’article, BPR a fait parvenir à la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu, le 17 décembre 2008, une offre de services professionnels qui donnait suite à son mandat de 2001. Cette offre basée sur un montant forfaitaire, précisait d’ailleurs le montant des honoraires professionnels exigés pour réaliser le mandat.
De plus, le mandat de BPR pour cette partie des travaux était de 290 400 $ et non de 368 000 $ tel que l’indiquaient les journalistes Lévesque et Castonguay. Ces informations sont d’ailleurs disponibles dans la résolution 2009-02-0078 de la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu, adoptée le 16 février 2009. Autre inexactitude, le travail n’a pas été réalisé par une seule et unique personne, mais bien par une équipe de plusieurs ingénieurs et techniciens.
Notre mandat, pour la réalisation des plans et devis, a été complété le 2 juillet 2009 tel que le confirme notre lettre de recommandation de l’octroi du contrat. D’ailleurs, deux factures ont été transmises à la Ville, la première le 5 juin 2009 et la seconde le 15 juillet 2009.
Ainsi, il est donc complètement incohérent d’établir la démonstration d’un taux horaire en fonction d’un montant forfaitaire erroné (368 000 $), d'un délai d’exécution erroné (4 semaines), de l’hypothèse que tout le travail a été réalisé par une seule personne et enfin, d’annoncer que des professionnels du génie-conseil pourraient facturer un taux horaire de 2 300 $ (368 000 $ divisé par 4 semaines et divisé par 40 heures/semaine).
Le taux horaire moyen du personnel de BPR pour les travaux réalisés dans la Ville de St-Jean-sur-Richelieu est d'environ 100 $. Notre offre de service acheminée à la Ville le 22 juin 2009, incluait une liste de taux horaires variant entre 55 $ et 160 $.
Yvon Tourigny, ing.
Président-directeur général
BPR-Infrastructure inc.
Réponse à l’article du journal Le Devoir du 4 décembre 2009 « Québec paie trop cher une usine d’épuration ».
Lire l'article publié dans le Devoir, le 9 décembre 2009.
Vendredi le 4 décembre dernier, BPR se faisait accuser à travers l’article signé des journalistes Lévesque et Castonguay d’avoir réalisé une usine d’eau potable cinq fois trop grosse. Cet article additionné à celui « Des services de génie-conseil à 2 300 $ l’heure » démontre une intention claire de nuire à la réputation de notre entreprise.
Puisque ces journalistes n’ont jamais demandé à entendre les explications techniques qui encadrent ce projet, nous vous les présentons ici-même. Rappelons que la profession d’ingénieur est régie par un code déontologique tout comme celle des médecins, comptables, notaires, etc. Ce code protège le public contre des actes frauduleux et dangereux.
Aspects techniques du projet d’ingénierie de l’usine d’eau potable réalisé pour le compte de la municipalité de Saint-Irénée en 1998
Mise en contexte :
Avant la mise en place de la nouvelle usine de traitement d'eau potable de Saint-Irénée, le réseau était alimenté par une source d'eau de surface non-filtrée et seule une chloration de l'eau était faite avant sa distribution aux usagers. En 2001, un nouveau Règlement sur la qualité de l'eau potable a interdit cette pratique et a obligé les municipalités à apporter les correctifs qui s'imposaient. Cette même année, la municipalité de Saint-Irénée a d’ailleurs été ciblée par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) parmi 90 autres municipalités ayant l’obligation de résoudre son problème d’eau potable. Dans ce contexte, deux options s'offraient à la municipalité, soit de trouver une nouvelle source d'alimentation à partir d'une eau souterraine ou d'ajouter un traitement de l'eau par filtration sur la source existante. Des recherches en eau souterraine réalisées sur plusieurs années se sont avérées vaines et ont obligé la municipalité à se tourner vers la construction d'une usine de traitement.
Critères d’un projet d’usine de filtration :
Une usine de traitement doit pouvoir alimenter la population en toute circonstance. Sa conception est faite sur des consommations évaluées à partir de mesures prises sur le réseau existant. Ces valeurs tiennent compte de la consommation résidentielle, commerciale, institutionnelle et également des fuites d'eau présentes sur les réseaux existants. De plus, les consommations sur un réseau sont très variables au cours d'une même journée et d'une journée à l'autre. L'usine doit ainsi avoir une capacité de production d’eau suffisante pour satisfaire tous ces besoins, sans quoi, chaque augmentation de débit risque de faire chuter la pression sur le réseau et des secteurs de la municipalité deviennent susceptibles de manquer d'eau.
Aussi, la conception des usines rencontre les besoins des municipalités sur un horizon de dix ans. La consommation additionnelle est calculée à partir d'une projection de population établie selon les statistiques des années précédentes et d’une projection des besoins pour supporter les projets futurs.
De façon plus précise :
- La population raccordée retenue pour une période de 10 ans est de 430 personnes.
- Le débit moyen retenu pour la conception de l’usine, pour une période de dix ans est de 107 m³/jour pour le secteur résidentiel, 8,5 m³/ jour pour le municipal et l’institutionnel, 63 m³/ jour pour le commercial, et 103 m³/ jour pour le Domaine Forget. À cela s’ajoutent 40 m³/ jour de fuites minimales acceptables sur le réseau municipal et 165 m³/ jour de consommation constante et de purge. Le total de l’ensemble correspond à 487 m³/ jour.
- Il faut également ajouter un facteur de pointe aux débits moyens pour obtenir le débit maximum journalier que devra produire l'usine. Un facteur de pointe de 1,6 a été déduit suite à des mesures prises sur le réseau. Ceci établit donc la capacité nécessaire de l'usine à 780 m³/jour, soit 1,6 x 487 m³/jour. C'est à partir de cette capacité qu'un appel de technologie a été lancé.
- La valeur de 852 m³/jour avancée dans l'article vient de la technologie retenue par appel d'offres qui nécessite de produire une quantité supplémentaire d'eau pour effectuer les lavages nécessaires au fonctionnement des équipements.
- Ces valeurs et calculs ont été vérifiés et approuvés par le MAMROT et le MDDEP.
En résumé, l'évaluation de la capacité de production d'une usine de traitement d’eau est beaucoup plus complexe qu'une simple multiplication de la population d'une ville par une consommation moyenne. D’ailleurs, des rapports d'étude décrivant la démarche complète qui a mené au débit de conception sont disponibles en tout temps sur demande.
Deuxième article mal documenté
Dans ce contexte, nous croyons pertinent de vous faire profiter de la réponse que nous avons fournie à nos employés, partenaires et clients suite à la publication de l’article « Des services de génie-conseil à 2 300 $ l’heure » dans Le Devoir du 25 novembre 2009, A-10.
En effet, cet article de Kathleen Lévesque et d’Alec Castonguay comporte des allégations non fondées, de fausses déductions et des calculs erronés qui méritent d’être rectifiés.
BPR a obtenu le mandat de concevoir les plans et devis, ainsi que celui de la préparation de tous les documents d’appels d’offres pour l’installation de réseaux d’égouts sanitaires et de conduites d’eau dans le secteur de Saint-Athanase Sud. Ce projet totalisait 5,5 km de rue pour un coût de construction estimé à 7 191 000 $. Dès janvier 2001, certains travaux préparatoires devaient être entrepris dans le secteur pour lesquels BPR a été mise à contribution.
Contrairement à ce qui est écrit dans l’article, BPR a fait parvenir à la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu, le 17 décembre 2008, une offre de services professionnels qui donnait suite à son mandat de 2001. Cette offre basée sur un montant forfaitaire, précisait d’ailleurs le montant des honoraires professionnels exigés pour réaliser le mandat.
De plus, le mandat de BPR pour cette partie des travaux était de 290 400 $ et non de 368 000 $ tel que l’indiquaient les journalistes Lévesque et Castonguay. Ces informations sont d’ailleurs disponibles dans la résolution 2009-02-0078 de la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu, adoptée le 16 février 2009. Autre inexactitude, le travail n’a pas été réalisé par une seule et unique personne, mais bien par une équipe de plusieurs ingénieurs et techniciens.
Notre mandat, pour la réalisation des plans et devis, a été complété le 2 juillet 2009 tel que le confirme notre lettre de recommandation de l’octroi du contrat. D’ailleurs, deux factures ont été transmises à la Ville, la première le 5 juin 2009 et la seconde le 15 juillet 2009.
Ainsi, il est donc complètement incohérent d’établir la démonstration d’un taux horaire en fonction d’un montant forfaitaire erroné (368 000 $), d'un délai d’exécution erroné (4 semaines), de l’hypothèse que tout le travail a été réalisé par une seule personne et enfin, d’annoncer que des professionnels du génie-conseil pourraient facturer un taux horaire de 2 300 $ (368 000 $ divisé par 4 semaines et divisé par 40 heures/semaine).
Le taux horaire moyen du personnel de BPR pour les travaux réalisés dans la Ville de St-Jean-sur-Richelieu est d'environ 100 $. Notre offre de service acheminée à la Ville le 22 juin 2009, incluait une liste de taux horaires variant entre 55 $ et 160 $.
Yvon Tourigny, ing.
Président-directeur général
BPR-Infrastructure inc.







